L’IMPORTANCE DES DEBATS FACE A LA DESINFORMATION MEDIATIQUE
En écoutant la radio, en regardant la télévision ou encore en lisant les informations sur Internet, il est surprenant d’observer une utilisation anormale (et préjudiciable) du conditionnel. En effet, à la recherche continuelle et perpétuelle du scoop, le journaliste de base se transforme parfois en un Nostradamus, qui dévoile ses articles comme on lit un jeu de tarot. Lorsqu’une certaine station de radio annonce, sans vérification préalable, un scoop « canard enchaîné » ou « Marianne », n’y a-t-il pas certaines questions à se poser quant au sérieux de ces rédactions? Est-il normal d’entendre des extraits de discours politiques sortis de leur contexte, c’est-à-dire vidés de leur sens ? A la télévision, rappelons que David Pujadas (et il est à parier qu’il ne sera pas le seul dans l’avenir) a déjà goûté aux dangers de ces annonces à sensation, qui, après analyse se révèlent fausses et exagérées.
Or, ces « journalistes » disposent d’un pouvoir considérable sur les masses. Beaucoup de français se forgent une conviction sur une information biaisée, transformée, modifiée. Ce quatrième pouvoir, garant de la démocratie, ne serait-il pas en train de devenir un honteux instrument de manipulation ?
C’est pourquoi il est impératif de faire exister des débats, sur des sujets « maltraités » par l’information de masse. Des débats de qualité comme ceux que proposait la ville de Bourges, lors du festival international du film écologique. J’ai assisté à la discussion de Serge Lepeltier et de Bruno Rebelle (membre du parti Europe Ecologie et spécialiste des questions environnementales) au sujet de la taxe carbone. Assurément, cette rencontre a fait comprendre à ceux qui y ont participé les enjeux mais aussi les faiblesses qu’entraîne la contribution écologique. Ces débats populaires sont essentiels et il est de notre devoir en tant que militant, engagés politiques, de les pérenniser et surtout de les populariser. Voilà la véritable alternative au journalisme de masse mais aussi la façon la plus simple de relever le niveau politique de notre région et de notre pays.
Pierre-Yves WOLOCH




